L’équipe du Beuvry Actu est allée à la rencontre de Déborah Soderström, une jeune auteure beuvrygeoise qui vient de publier son premier livre Ma plume vagabonde aux éditions Le Lys Bleu.

B.A. : Présentez-vous
D.B. : Je suis Déborah Soderström et je suis originaire de Beuvry. J’ai grandi au Préolan, je suis allée à l’école Chénier et au collège Debeyre. A l’adolescence, on m’a diagnostiqué une maladie respiratoire. C’est à cette époque que j’ai commencé à écrire. C’était pour extérioriser mes souffrances. A l’époque, j’étais dans le refus de la maladie, ce que j’écrivais était très noir et pessimiste.

B.A. : Quel est votre parcours ?
D.B. : A 17 ans, j’ai fait une cure dans les Alpes. J’ai eu un coup de cœur pour cette région et depuis, je suis passionnée de montagne. Je suis partie là-bas pour faire des études d’aide soignante et j’y suis restée pendant 7 ans. Malgré ma maladie, j’ai pratiqué la randonnée et l’escalade. Finalement, je suis revenue auprès de mes proches. Je leur ai fait lire mes écrits et j’étais surprise par les bons retours. Je me suis décidée à éditer mon premier livre.

B.A. : De quoi parle votre livre ?
D.B. : C’est un recueil de récits autobiographiques. Je parle de mes pensées, mon vécu, mes expériences, mes rencontres. C’est mon parcours physique et mental. C’est une petite partie de ce que j’ai écrit. Il y a des textes récents et certains que j’ai écrit il y a longtemps et que j’ai remis à jour. J’aime bien jouer avec les mots, ça se lit comme une poésie.

B.A. : Quel message voulez-vous faire passer avec ce livre ?
D.B. : Je veux faire passer un message d’optimisme. Malgré la maladie, on est capable de faire des choses. J’espère que ceux qui me liront trouveront dans mon histoire la force de se battre et de voir le positif dans toutes les situations.

B.A. : Quel est votre quotidien ?
D.B. : Aujourd’hui, je suis en invalidité. Mon traitement est assez lourd : kiné respiratoire, aérosols, perfusion d’antibiotiques. Heureusement, ma famille me soutient énormément et l’équipe médicale à Lille s’occupe très bien de moi. J’essaye de faire du vélo tous les jours. Grâce aux gestes barrière (masques, gel, distanciation physique), je n’ai pas été hospitalisée depuis 1 an ½ et ça ne m’était jamais arrivé.

B.A. : Avez-vous d’autres projets de livre ?
D.B. : J’aimerai écrire pour les autres pour retranscrire une histoire, des témoignages. Ecrire une fiction me plairait aussi, une histoire qui se passerait à la montagne évidemment.

Ma plume vagabonde disponible sur commande à
Cultura, Fnac, Le Furet du Nord, Amazon et à la maison d’édition Le Lys Bleu.